Qui suis-je ?

Catherine Proteau

Formatrice, Coach, Auteur

Il était une fois l’eau…

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours été accompagnée par l’eau, cet élément aux propriétés surprenantes, tantôt limpide dans des nuances de bleus pacifiques, tantôt implacable dans une blancheur d’écume solennelle. Goutte à goutte, elle a su éroder avec une délicatesse opiniâtre, les falaises  de mes peurs les plus profondes pour qu’émerge de ses abysses, un appel impérieux m’invitant à honorer et à partager la beauté de ce monde qui avait tant à montrer.

Tour à tour, l’eau a su m’offrir un refuge silencieux, un espace de jeu, une ressource de vie.

Peu à peu,  sculptée par les ondulations et les clapotis, bercée par les courants chauds et les vents frais, j’ai vu la magie s’opérer et faire de moi une étrange créature. De femme voyageuse de la Terre à être aquatique « circonvoluant » avec mes frères et soeurs de l’océan, je suis presque devenue ce que les contes et légendes appellent une sirène.

Puis naturellement, riche de chaque plongeon, nourrie de chaque ondulation, ma vocation a émergé. Transmettre, former, enseigner ; bref, ouvrir les portes de l’inconscient pour libérer les peurs les plus profondes. Ces peurs, propres à chacun, sont enfouies dans les limbes de l’inconnu du dessous, à la frontière de la vie, là où immobile, siège la mort. Dans un ballet où les derniers battements de coeur sont orchestrés par des méduses translucides ondulant doucement, chaque bulle d’oxygène tentant vainement de remonter en surface, rappelle et signe la dernière symphonie d’une orchestration à silence entendu.

Permettre aux personnes, une plongée dans les abysses de leurs émotions grâce à l’eau, symbole de l’inconscient, est aujourd’hui une vraie philosophie de vie.

Dans mon livre “Libérez-vous de vos peurs grâce à l’aquathérapie” aux Éditions J. Lyon,
j’aborde combien cette enseignante de la vie m’a apporté et permis de me comprendre et de saisir les nuances du monde.

Livre-Catherine-Proteau-Couverture-3D

Mon parcours de formation

À partir de 1995,  ma direction était claire : consacrer ma vie à l’eau et ses mondes. J’ai alors enchainé de passer tous les diplômes que je pouvais dans le domaine aquatique.

Le B.N.S.S.A (Brevet National de Sauveteur Secouriste Aquatique), puis le B.E.E.S.A.N. (Brevet d’Etat d’Educateur Sportif aux Activités de la Natation) ont été les premiers coraux de mes récifs.

Grâce à ma motivation et une détermination digne de Poséidon en Personne, j’ai très vite été sollicitée par la D.D.J.S (Direction Départementale Jeunesse et Sports) pour encadrer la formation du B.N.S.S.A.

Deux ans plus tard, soit en 1997, souhaitant officialiser le lien entre le sport et l’humain, je décidais de m’ouvrir à une troisième année de formation avec un Brevet d’Etat en Sport Adapté.

Mue par une force cristalline, telle une Atlante farouche, je décidais de donner une dimension plus ancrée à ma pratique. J’ai donc crée dans le département du 06,  l’association “Sport Bien-être Cannes” et, depuis cette époque, j’y enseigne chaque été, la natation.

Par la suite, j’ai choisi d’acquérir certains spécialités. Je suis alors devenue éducatrice sportive en I.M.E (Institut Médico Éducatif) où j’interviens régulièrement auprès de cas d’enfants autistes terrorisés par l’eau. La rencontre avec ces enfants hyper-sensibles, paniqués à la moindre onde qui les effleure, trouve une issue inespérée ourlée de résultats prometteurs, lorsque ma sirène va à leur rencontre.

J’ai ainsi pu prendre conscience de mon aptitude et ma facilité naturelle à apprivoiser cet élément et à en partager les moindres contours ruisselants d’humanité.

Associer l’eau et l’humain dans la libération de leurs peurs les plus profondes

Dans le cadre des stages d’aquaphobie, je constate que les gens libèrent un florilège d’émotions.

Parmi ces vagues qui submergent, chahutent ou bousculent, certaines sont réputées et attendent que ces surfeurs de l’été viennent s’y mesurer. Parmi elles, « El Frustator » la frustration de ne pas accéder au plaisir de l’eau; « The Shame » la honte de ne pas savoir nager ; « Stupido » la difficulté à assumer ce qu’ils pensent être une faiblesse, une anormalité…

Il m’est alors apparu comme évident de devoir me former à bon nombre de ces techniques de gestion du stress, de transformation des peurs dont notamment la peur de mourir. Dans un premier temps, j’ai donc suivi des cursus de sophrologie et d’hypnose. Puis   j’ai enchainé avec une formation d’accompagnement à la fin de vie auprès de la célèbre association J.A.L.M.A.L.V (Jusqu’À La Mort Accompagner La Vie). Cette dernière m’a permis d’acquérir des compétences dans l’accompagnement de la peur de mourir mais aussi dans la peur de l’inconnu.

Puis je me suis tournée vers d’autres approches plus ancestrales, plus « exotiques » dans le sillage de la relaxation aquatique. Du watsu au wata, de la Healing Dance au Janzu, j’ai opéré ici un retour vers la lenteur et le silence intérieur. Ces approches favorisant le relâchement corporel, permettent la libération de réminiscences empruntes à la vie foetale et offre comme par miracle, une transformation cellulaire profonde, permettant de dissoudre presque instantanément les peurs mais aussi les traumatismes, et ce dans un abandon total et une quiétude surprenante.

« Tu ne traverseras jamais l’océan si tu as peur de perdre de vue le rivage. »

– CHRISTOPHE COLOMB

Création d’une Fondation en Indonésie

En 2012, les aléas de la vie, m’ont obligé à l’aventure. En effet, l’hôtel de Théoule où j’officiais depuis de nombreuses années, décide de fermer ses portes pendant près de deux ans pour une rénovation importante. Du jour au lendemain, tel un Tsunami pouvant tout emporter, je n’ai plus de bassin pour exercer ma passion.

J’apprends au même moment, que le premier taux de mortalité infantile en Indonésie est la noyade. Mon sens de la contribution et ma volonté d’apporter mes talents et mon expérience se voit renforcés par une attraction presque «incontrôlable» pour ce pays au milles temples de l’eau.  Le temps est alors venu pour moi d’y bâtir une Fondation. Ce projet a mûri depuis de nombreuses années et là tout porte à croire que c’est le moment.
Ma décision est donc sans concession, limpide, absolue. J’acquiers très vite un catamaran pour y vivre mais aussi pour naviguer à travers les îles indonésiennes afin d’aller d’îles en îles pour apprendre à nager aux enfants.

Tout aussi vite que mon enthousiasme, je me trouve confrontée à  la corruption locale, sorte de récif incontournable, où rodent des requins affamés en la forme d’avocats peu scrupuleux. Telle une Raie Manta, passant sous les radars de ces formidables prédateurs,  je dois me rendre à l’évidence, cette fondation ne sera pas. Mon côté pugnace aura tout de même enlevé une petite victoire dans cette aventure, en créant un centre de thérapie aquatique sur Bali.

De ma première expérience en aquaphobie…

Il y a maintenant 20 ans que j’ai pu expérimenter mes premières expériences  en Aquaphobie.

En effet, une association Cannoise nommée “Cannes Bel Age” m’avait sollicité pour encadrer des séances avec des seniors aquaphobes. Je me suis donc immergée dans cette joie de pourvoir partager ce bien-être que je ressentais dans l’eau avec des personnes rêvant depuis toujours de se sentir elles aussi bien dans l’eau.

C’est quelque temps plus tard, en 1999, que j’ai enfin trouvé le bassin que je cherchais et qui allait pouvoir m’offrir le lieu idéal pour proposer toute l’année mes stages d’aquaphobie.  C’est donc dans un hôtel à Théoule sur Mer, qui avait directement « les pieds dans l’eau » que j’ai installé ce qui allait être « mon fief » pendant près de 15 ans.

Dans le même élan, avec une fluidité digne d’un dauphin, j’ai crée deux écoles de natation en mer pour proposer mes approches et services l’été sur les plages de Théoule.

…À une couverture médiatique récurrente

Quinze années océaniques de croissance fulgurante, d’accomplissement en tout genre et d’épanouissement profond ont offert des lettres de noblesse à mon expérience professionnelle dans l’aquaphobie.

De plus, ces temps au beau fixe ont bénéficié de couvertures médiatiques fortes, régulières et favorables autant pour mes écoles, pour ma notoriété que pour sensibiliser le grand public sur ces nouvelles approches.

De reportages télévisés sur des grandes chaînes françaises, à des interviews dans des magazines féminins de renom, en passant par des articles en tout genre et des  passages radio, ma notoriété et celle de mes écoles grandissaient un peu plus chaque jour. L’avènement de cette présence permanente dans le paysage médiatique s’est opérée au travers d’un partenariat sous formes de sponsor avec l’un de mes principaux fournisseurs en matériel : “Aquasphère”.

Fort de toute cette richesse et cette abondance de retours terrain, il était logique que je décide, à force d’observation, de prise en compte des retours d’aquaphobes et d’intuition, que je crée ma propre méthode.

Ceci n’étant pas resté dans l’indifférence des instances, j’ai une fois de plus été sollicitée, mais cette fois-ci, par la Direction Départementale Jeunesse et Sport. Je devais alors intervenir dans le cadre de la révision des MNS (CAEPMNS) et dans la formation des BEESAN ou BPJEPS natation sur le sujet de l’aquaphobie au CREPS d’Antibes et Boulouris.

C’est ainsi que je suis devenue une formatrice-référante, spécialisée en aquaphobie pour le C.N.F.P.T. à Limoges, et ce, pendant près de 10 ans.

Projet-Pilote Nemo

Création d’un projet-pilote pour l’été 2020, en lien avec le projet Aqua-aisance de la Ministre des Sports Roxana Maracineanu. L’ambition de ce projet réside dans le fait d’apprendre à nager aux tout-petits, tout en sensibilisant les parents à avoir les bons gestes avec leurs enfants le plus tôt possible sur les plages et les piscines privées.

Projet-Nemo - Page de garde